Consigne : 

Il s'agit de bâtir, à plusieurs, une histoire susceptible, comme un arbre, de développer des branches selon, par exemple, les choix divergents de tel ou tel personnage. J'écris une phrase. Un tel complète. Un troisième ajoute, etc. Pour ne pas nous perdre. Je suggère de numéroter vos contributions. La première phrase portera le numéro 1. Celle qui suivra immédiatement le numéro 2, etc. Si vous postez ensemble une suite, cela crée une arborescence, " 2a " et " 2b ", par exemple. Les contributions doivent être courtes (une phrase, c'est bien), de façon à ce que nous avancions rapidement et que l'énergie du départ soit conservée.

Formalisation : 

1. A travers le hublot de l'avion, Pierre voyait défiler la plaine russe.
2. Le paysage déplaisait à Pierre qui songeait déjà avec impatience à sa destination finale.
3. Et dans un coin de sa tête, son pays natal n'avait de cesse de le rappeler à lui
4. Il se demandait si cette fumée sortant du réacteur gauche, de son côté de l'appareil, constituait ou non un incident.
5. Étant un jeune homme qui ne se soucit pas facilement, le réacteur devait déjà être déterminé à voir sa fin.
6. Qu'importe si le réacteur explosait, il trouverait bien le moyen de sans sortir
7. Sa sœur avait beau lui répéter qu'à la différence des automobiles, les avions étaient pilotés par des professionnels, lui continuait d'avoir peur…
8. Comme de toute manière il ne pourrait avoir aucun sort dans le destin du réacteur, Pierre se mit á penser à la dernière discussion qu'il avait eu avec sa soeur.
9. Hôtesse de l'air, c'était un métier qui lui seyait à merveille. Une si belle fille ! Difficile de croire qu'ils étaient issus du même sang…
10. Finalement l'angoisse a atteint l'esprit de Pierre: sa soeur était sur le même vol! Il a été maladroitement distrait par l'idée de retrouvailles avec son collaborateur russe et a pu oublié une telle évidence
11. Un coup d'œil au réacteur le persuada de prendre les choses en main : rageusement, il pressa le bouton "appel au personnel de bord".
12. Sophie, l'hôtesse de l'air, abandonna le chariot des boissons et remonta l'allée entre les fauteuils jusqu'au siège de Pierre.
13. " Tu trouves ça drôle ? Je travaille, figure-toi. On n'appelle les hôtesses qu'en cas d'urgence ! "
14. "C'est un cas d'urgence ! Le réacteur fume ! Tu crois que je suis si stupide ?"
15. "Hilarante, ton sens n'humour ne devient que plus grandiose au fil du temps! Alors si le réacteur fumait, pourquoi t'appellais pas un ingénieur au lieu d'hôtesse de l'air?"
16. " Sophie, je te demande d'être sérieuse, rien qu'un instant ! Et puis non, regarde seulement à travers ce hublot ! Tu jugeras par toi-même ! "
17a. Sophie se détourna avec colère. " Tu sais bien qu'il est défendu aux passagers d'ouvrir le hublot ! Ne t'avise pas de recommencer. "
18a. Pierre se leva de son siège: "Si tu ne veux pas entendre raison, je vais moi-même en parler au pilote!"
17b. Sophie eut un geste impatient. " Je ne regarderai pas. Tu veux toujours me donner des ordres. Je ne suis pas à ton service, Pierre ! "
19a "Pierre, tu n'as plus 6 ans, tu ne peux plus aller te plaindre à une autorité quand les choses ne te plaisent pas. Assieds-toi!" Sophie va récuperer son chariot. "Un Sprite, Coca, une verre de vin?"
20a. Pierre resta un moment à ruminer sa colère. Puis, subitement, il décrocha sa ceinture et, se levant d'un bond, fila droit vers la cabine du pilote.
21a. Qu'importe s'il devait passer pour un fou, il se devait de prévenir quelqu'un de l'incident en cours. Comment se faisait-il que personne d'autre ne réagissait à la vue du réacteur endommagé?
22a. Allant vers la cabine du pilote, Pierre remarqua que tous les passagers, sans exceptions, étaient les yeux fixés sur un document où figurait le nom de la compagnie aérienne.